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Récits de courses

Rando et flore: 21 - 31 mai 2011

Les printemps arabes marquent l’actualité; celle du CAS, Section Gruyère n’est pas en reste : les audacieux activistes Buntschu, Gremaud et Gremaud avaient lancé en décembre un appel à aller manifester dans les grands espaces berbères contre la tyrannie de la routine helvétique. Huit fidèles contestataires avaient répondu, marquant du coup le dixième anniversaire des soulèvements du mouvement Rando & Flore contre la flemme et l’indifférence botanique. La colonne des manifestants a donc déambulé durant 7 jours dans les vallées, par les cols, sur les plateaux et dans le fond des canyon d’un nouveau domaine montagnard, extra européen, mais néanmoins encore voisin : le fabuleux Atlas marocain. Du côté des forces anti-émeutes, Saint-Pierre a fortement usé des moyens dissuasifs consistant à asperger les manifestants de fortes de pluies et à tirer sur la foule à coups de tonnerre réels et de bourrasques. Cela n’a pas découragé les insurgés, qui sont parvenus à obtenir satisfaction dans toutes leurs revendications : des éclaircies avec de nombreuses apparitions du Mahomet aux fenêtres célestes, des conditions de marche idéales, des fleurs en nombre, une protection contre l’égarement et contre la précarité alimentaire sous la houlette des meilleurs spécialistes marocains, un capital photographique de qualité pour tous les attachés de presse, une forte élévation du niveau philosophique du randonneur, ainsi qu’une exposition prolongée au rayonnement esthétique des territoires traversés.

Récit de course dans le Haut-Atlas, Maroc

Samedi 21  : Bulle – Genève – Marrakech

A l’issu d’un transfert aérien « easy », quasi à un « jet » de pierre de Genève, nous voilà donc sur la place Djma el Fna au cœur de Marrakech. Nous y posons nos gros souliers parmi djellabas et babouches, niqab et autres foulards; dans cette foule ultra compacte, déchirée souvent par le passage de mobylettes, se voient parfois des tenues modernes et originales arborées par de ravissantes marocaines plus jeunes, mais aussi les robes transparentes et indécentes exhibées par quelques touristes blondes décalées… quel mélange bigarré ! Une pensée particulière nous affecte en passant devant le café Aldana, voilé d’une bâche rappelant un linceul. Plus tard, les tentures colorées d’un restaurant local fort accueillant, puis le Riad Abhar, hôtel typique situé en pleine médina (ville ancienne) dans le labyrinthe du souk (marché traditionnel) ont tôt fait de nous sortir des questions sur le choc des civilisations, nous plongeant dans les plaisirs du palais et dans la sérénité du sommeil.

Dimanche 22  : Marrakech - Zaouiat Ahansal au gîte de Youssef et Lahcen

Un minibus affrété spécialement nous emmène en cette première étape vers le point de départ de la marche. Il commence son long trajet par les routes ensoleillées de la plaine au delà de Marrakech, poursuit par la montée vers la ville d’Azilal. Dans cette localité en forte croissance, retrouvailles avec notre guide Lahcen et son fils Ismael, repas au restaurant du coin, transbordement, et en piste sur les cailloux dans les lacets du dernier tronçon, avec un autre minibus bien poussif. Empoussiérés et les fesses flapies, nous arrivons dans le petit village de résidence de notre guide, bled blotti au fond d’une magnifique vallée. De loin déjà, sa mosquée rose et ses deux kasbah signalaient son caractère autochtone. Au refuge de Youssef, frère de notre guide, les bonnes énergies, l’accueil chaleureux et la lumière du soir confirment que nous nous trouvons au cœur d’un microcosme authentique, paisible et d’une beauté encore inconnue pour la plupart d’entre nous.

Lundi 23  : Zaouiat Ahansal – sources de Taghia

L’enchantement de l’Ailleurs ce poursuit en ce joli matin ensoleillé : avant le départ du trek, nous nous prenons le temps d’une petite visite au souk villageois et dans une salle de classe. Que d’étonnement quant aux habitudes commerçantes locales, et aux attitudes de tout un monde souriant, actif et positif : les berbères sont décidément une peuplade dont la sobriété rime avec la sérénité. Mêmes les vieux murs délivrent cette impression lorsque nous traversons le village avant de remonter la vallée. Le parcours du trek commence alors par une gorge aux flancs ocre qui débouche dans un cirque de falaises impressionnantes, enserrant des champs d’orge et de blé en terrasses. Une grande harmonie se dégage du tableau, d’abord soulignée par une lumière diaphane étrange, se muant bien vite en un voile orageux qui nous surprend à l’arrivée. Juste en dessous des sources de Taghia, loin du monde comme l’apprécie notre guide, nous disposons d’un joli replat pour le premier bivouac, à côté de la résurgence semblant crever la montagne pour s’épandre en mille filets d’écume dans la pierraille. L’eau chante sur le sol, puis tout à coup, sur la toile de nos tentes montées à la hâte : une grosse averse nous a surpris, nous forçant à manger dans la tente-messe. Plus tard au coucher, une accalmie nous donne espoir - nous profitons de visiter à ce moment les ingénieuses micro-centrales électriques artisanales installées par les villageois juste en aval des sources - mais un véritable déluge nocturne nous confirme ensuite que le pays a ses caprices (ou ses miracles) humides !

Mardi 24  : sources de Taghia – Col de Timghazine (3100m) – Bolkandate

Le ciel de ce second matin de marche a expié ses fautes : il est limpide et clair, contribuant à nous doper le moral, au sortir de nos tentes qui ont vaillamment résisté aux assauts célestes, pour franchir l’une de ces falaises découvertes la veille. Du moral, il en faut : le chemin de cette deuxième étape est un zig-zag ininterrompu sur environ 1200 m de dénivelé sans un palier, ni une pause. Et notre guide a une santé de gazou , il rythme le pas de manière inébranlable. Bien lui en prend : il fait respecter le rendez-vous avec les muletiers au col de Timghazine à 3100m, qui nous attendent pour le repas à l’arrivée. Ce dernier est servi chaud : une première dans l’histoire de Rando & Flore, vive le luxe marocain ! Au sommet, embrassades dans l’ivresse des cimes, apéro au whisky berbère (le thé vert à la menthe), festin de pâtes à la sauce marocaine et déjà nous dévalons une pente aride face à un nouveau paysage ponctué de coussinets formés par les plantes sculptées par l’altitude et la bouche vorace des ovins et des caprins. Là-haut, le ciel est aussi empressé que nous à se recouvrir, Lahcen nous presse vers le bivouac pour monter nos tentes illico presto, en vue d’un nouvel orage. Ce dernier dérangement atmosphérique nous laisse un répit pour l’ascension d’une crête environnante et l’inspection de la naissance d’une gorge, qui doit être la même que celle aboutissant aux sources de la veille. Tout le monde se sent à l’aise : la vallée semble nous appartenir tant elle est déserte et tranquille. Le seul importun, c’est Saint Pierre qui nous gratifie d’un nouveau déluge nocturne, flagellant les toiles de tente, agitant leurs structures de tremblements, et gonflant de manière inquiétante l’oued voisin que nous voyons déjà, en rêves, nous mener en bateau sur nos carimates jusqu’à l’Atlantique.

Mercredi 25  : Bolkandate – Imidal près des habitations troglodytes

Le matin de Bolkandate est frisquet et carrément mouillé, les tentes, repliés à la hâte dans leurs housses aussi, mais nous nous disons qu’un autre après-midi donnera sa chance au soleil de pointer et à nos toiles de sécher; en outre, la vallée qui nous attend jusqu’au prochain col est tellement intéressante géologiquement que même la grisaille la met en valeur, et c’est très motivés que nous démarrons pour évoluer dans les méandres bien alimentés de cette eau sableuse érodant à grand train le fond de l’oued après l’orage. Au Tizin (col) Tafraout, le paysage s’étire en plans multiples, nous donnant une fois de plus la mesure des surfaces immenses de la chaîne de montagnes qui nous accueille. Le sol sableux est agréable sous la semelle, les fleurs chargées de gouttes de pluie se font élégantes sous les objectifs, notamment les magnifiques asphodèles aux tons rosés qui se mettent à abonder dans les environs du village haut perché dans lequel nous faisons halte pour le dîner. L’averse avérée, sur le coup de midi, nous donne même l’occasion d’aller manger à l’intérieur d’une habitation locale que Lahcen a habilement su réquisitionner pour ses hôtes. Le thé à la menthe et les lentilles y ont un goût particulièrement ravigotant. Ressortis de la bâtisse au sommet de cette magnifique vallée, nous retrouvons des rayons de soleil, qui enchantent un paysage époustouflant en contrebas. Un peu plus loin, nous traversons un bois épars de ces fameux thuyas géants qui faisaient la gloire des forêts de l’Atlas, et l’odeur si caractéristiques de l’artisanat du bois au Maroc. Au sortir de cette forêt, un nouveau site grandiose s’offre à nous pour le bivouac : un immense rocher troué de nombreuses grottes, habitées par des bergers sied au centre d’une vallée douce surplombée d’un majestueux pic. Nous posons nos tentes en dessous, parmi les ânes qui paissent en nombre dans ce coin digne d’un décor de western. Et le soleil caresse un moment ce paysage tout en vert de gris.

Jeudi 26 : Imidar– Tagertetouch - Zerehane

Toujours dans une petite grisaille, avec des épisodes de bruine, nous entamons la sixième matinée par une descente vers le village d’Imidar situé en aval des habitations troglodytes de la veille. Après le passage, entre deux petits cols, d’un vallon abritant un lac temporaire de couleur terreuse, nous entrons dans un autre espace-temps : une longue vallée au relief doux nous déroule en enfilade toute une série de champs d’orge, les uns clôturés par des murs de pierre sèche, les autres s’accrochant aux coteaux, cultivés ainsi depuis des siècles. Ils sont agrémentés de la couleur or de l’isatis, une fleur de la famille de la moutarde plus invasive que les autres plantes typiques des champs de céréales à l’ancienne. Parmi elles, la buglosse azurée, le salsifis bleu, le pourpier, la mauve, et l’adonis dentala dite goutte de sang, entre autres petites merveilles. Ce qui est moins merveilleux ici, c’est le sentier  au fond ce vallon, étroit et fort mouillé entre deux murets, qui englue les chaussures dans une boue glissante et lourde, rendant le pas incertain et le marcheur titubant... et ce sentier est interminable ! Entre le stress de la photographie des fleurs et la poursuite de la colonne de marcheurs, ce tronçon pourtant si beau, à plat, est carrément épuisant. Le pic-nic de cette étape est donc mérité, et encore plus agréable que de coutume, sous un gros thuya au milieu d’un nouveau champ d’orge tellement caillouteux qu’il sec, lui. Nous trônons sur un promontoire dominant un méandre qui, dans l’après-midi, consacrera celle que nous nommons désormais Sainte Elisabeth des Eaux troubles : après une descente par un raccourci vertigineux dans un canyon, il se trouve que l’oued coulant au fond est lui aussi gonflé par la crue, et qu’il faut le passer en slip tant il y a d’eau. Ici, le cours du sourire renchérit fortement, le rire se fait jaune à certains moments sur certains visages. D’une main de maître, et de pied ferme, notre guide Lahcen et ses acolytes se chargent de nous décrisper et nous font traverser le tumulte du flux sauvage. Ce petit bain de cuisses nous remet en forme pour remonter l’autre versant tout frétillants, puis rejoindre sans tarder le prochain village dénommé Zerkan. Il sied au pied d’une magnifique colline multicolore, est fait de pierre plutôt que de pisé, et il est peuplé de nombreux enfants que nous commençons par rencontrer à la sortie de l’école, puis ensuite sur notre place de bivouac en contrebas du village. L’enthousiasme de cette jeunesse est à son comble lorsque nous leur proposons de jouer un mouchoir et de danser un picoulet. Les sourires échangés au cours de ces moments simples restent très marquants et révèlent que le bonheur sévit en ces lieux reculés de bien distincte manière qu’en nos villes occidentales « cyberblasées ».

Vendredi 27 : Zerehane - Timisha

Un fort vent caractérise le climat de cette journée, dont le but devait être Tizin Tidad, mais qui sera en fait Timisha (grande différence !). L’étape quelque peu prolongée commence donc par le franchissement transversal deux vallées assez profondes, dotées de sentiers bien raides pour nous faire les pieds, et environnés de belles falaises ocre pour nous flatter les yeux. Plus en altitude, au fond d’une autre vallée plus évasée, souffle une brise glaciale sous un ciel à nouveau chargé et menaçant, ce qui repousse l’heure du repas et contraint à nouveau Lahcen à réquisitionner une maison dans un tout petit hameau de berger. L’aimable propriétaire nous y accueille avec un bon feu dans un poêle fait d’un vieux bidon. Le rituel du thé et la préparation des lentilles y prennent un air mystique, dans les rayons de lumière qui filtrent des seules ouvertures dans le toit de la pièce borgne. Ragaillardis, nous retrouvons du soleil chaud, puis un nouvel orage, avant d’entrer dans un avant-goût de désert, là où se trouve un relais qui sera le terminus de la journée. Après le montage des tentes, nous avons la possibilité de marcher encore un peu sur les crêtes et collines environnantes : Maurice parti plus tôt et plus loin découvre un paysage de canyon époustouflant; une autre groupe découvre, vu d’une petite butte, un paysage d’affleurements géologiques et de géomorphologie typé, que le soleil du soir vient souligner d’un très élégant contraste … ah beauté, quand tu nous tiens ! Pas longtemps, puisque le vent décorne les bœufs à l’heure du souper; nous nous réfugions pour manger dans une autre pièce berbère, sur le sol moelleux de tapis de laine.

Samedi 28 : Timisha - Oudedi

Chiens d’enfer ! Dans ce pays, il sont bergers, et la version canine de la fonction consiste, aux alentours de minuit, à se faire passer pour des monstres hurlant à grosse voix tout à côté des tentes intruses, durant des heures, pour bien faire comprendre que les territoires des peuples d’ovins sont bien gardés. Et ça marche : trois heures s’écoulent avant que le courageux Antoine n’ose se lever et empoigner le caillou qui éloignera les gueulards de quelques dizaines de mètres. On se rappelle alors de son intervention au Remondino et de son fameux « basta ». Mais on se demande encore, qui, des chiens marocains ou des jeunes italiennes, fût le plus obéissant ! C’est donc avec de petits yeux, à l’issue d’une petite nuit, que nous attaquons ce qui sera une grande journée, même si l’étape est plus courte cette fois. Au dernier instant, nous en avons fait retracer la route, passant par le gorges de l’Azif Meloul au lieu de passer par un col, et nous renonçons à marcher jusqu’à un lac au delà d’Imilchil que nous convoitions de voisiner pour la nuit, car les bivouacs y sont interdits. La marche de ce samedi se déroule donc dans le sens longitudinal d’un petit canyon affluant dans un grand, entre de superbes falaises et dans une lumière chaude, avec des dessins en tous genres imprimés par les eaux et les millions d’années sur la pierre ocre, ou par les caprices quotidiens du débit de l’oued sur des graviers et des limons gris se dérobant parfois sous nos pieds nus. Plus loin dans la vallée qui s’est ouverte, nous posons nos tentes sur un promontoire au milieu d’un méandre, en dessus d’une belle source d’eau claire et fraiche sertie de verdure, en face d’une belle colline chapeautée d’un roc élégant. L’endroit vaut tout à fait les rives d’un lac. Par contre, c’est là que nous entendons le premier moteur depuis six jours : un vieux camion rouge chargés de toutes parts en hommes, femmes, enfants, bicyclettes, moutons, denrées en tout genre roule au pas sur la piste et nous apparaît comme un extra-terrestre. Au terme d’une visite du village voisin, à trente minutes de marche, la soirée devient festive après le souper. Quelques chants gruyériens précèdent les mélopées très rythmées des chants berbères offerts par nos guides et muletiers. Emus par ce moment fraternel, dialoguant par le chant d’une culture à l’autre, nous nous endormons ce soir-là terriblement heureux !

Dimanche 29 : Oudedi – Imilschil – Marrakech - Amilzil

Les 3 heures qui occupent nos jambes en cette magnifique matinée nous conduisent, lors d'une modeste ultime étape, par le fond d'une large vallée bucolique vers le bled beige d'Imilchil. Ce dernier est construit de pisé dans une architecture mimétique, typique du sud du Maroc; en plus d’être un village, il nous apparaît comme un ornement savamment déposé sur les coteaux du sinueux sillon traversant les montagnes, sillon lui même orné en son fond, entre des épis déjà lourds qui dansent dans le vent, de ceux plus modestes des paysans, creusés à l'araire dans les champs irrigués. La fertilité de ces terres travaillées avec tant de soin nous explique la saveur exquise des légumes qui remplissaient, la semaine durant, la marmite de Mohammed et de son acolyte cuisinier. Le bio ne se résume pas ici à une invention labellisée, mais bien au fruit du travail patient et minutieux du cultivateur. Et aux fertilisants : Chantal en sait quelque chose, elle qui est poussée dans un fossé par un tombereau de fumier à quatre pattes. A l'orée du village, un minibus est là qui attend de nous arracher à nos bienveillants accompagnants. Il est émouvant en effet de laisser repartir nos amis berbères sur le chemin du retour, à dos de mulet. Heureusement, Lahcen nous accompagne encore jusque devant le terminal des bus de Marrakech! Ce guide, si chaleureux, protecteur, responsable et discret, assure et marque depuis des années l'esprit cordial et positif de nombreux treks helvétiques dans cette région sauvage. On a l'impression de laisser un bout de nous-mêmes au Maroc avec l’accolade des adieux, où à l'inverse d'emporter un peu de ce pays avec le souvenir de la complicité amicale de nos accompagnants. La fin de la journée se fait somnolente au fond du minibus durant 350 km de route sinueuse, par monts et par vaux, dont certains sont spectaculaires de par leurs couleurs, de par leur géologie, de par l’implantation de leurs forêts clairsemées. Jusqu’au dernier moment, le Haut-Atlas nous éblouit par sa beauté, sans oublier le paysage du Moyen-Atlas, qui, dans ses formes plus douces et ses tons plus verts, nous plaît beaucoup aussi. La soirée, à l’issue du transfert, est passée à l’hôtel dans un petit hameau près d’Amilzil au sud de Marrakech. Un lieu de goût, truffé de petits coins, doté de rien moins que deux piscines, d’une terrasse panoramique, le tout construit avec tout le savoir faire local en matière de pisé, de tadelakt et de menuiserie traditionnelle. Un régal que de se reposer dans un tel contexte ! Antoine et Jacqueline avaient testé pour nous !

Lundi 30 : Amilzil – Marrakech au souk

Il y avait la course, le chef de course... il y a en ce dernier jour les courses et les cheffes des courses : nos gazelles s’enfournent plus profondément que nos gazous dans l’enfer des souk (pour le portemonnaie, s’entend). Ainsi en extrairont-elles / -ils qui une magnifique paire de mocassins ou des sacs en cuir souple, qui des textiles aux couleurs vives, qui des épices et des produits cosmétiques naturels, qui des bijoux et des boîtes de bois de thuya odorant et marqueté. Et l’alternative aux sports de montagne, c’est bien les palabres de marchands de tapis auxquels chacun s’essaye pour ne pas rompre aux traditions locales, en cette ville de commerçants. Michel et Maurice sauvent la face de la culture en suggérant la visite des fameux jardins Majorelle, un lieu très « cacté » qu’affectionnait particulièrement le « piquant » Yves St-Laurent. Le stress urbain s’estompera en fin d’après midi une nouvelle et agréable fois dans les jardins de notre hôtel de charme.

Mardi 31 : Marrakech – Genève - Bulle

Le retour se passe en toute quiétude dans un bel A320 à queue orange, espèce de plus en plus fréquente dans les aéroports. Retrouvailles à Genève puis dans notre cher interregio avec d’autres voyageuses au long cours. Le retour en nos vertes contrées nous inspire reconnaissance et fierté : le monde et le voyage, la montagne et la marche nous ont une fois encore, avec nos organisateurs, nos guides et muletiers, offert le meilleur d’eux-mêmes. Qu’ils en soient vivement remerciés ! Si les voyages font la jeunesse, nous en revenons tous frais et tout neufs comme à 20 ans. Réussite totale, vive Rando & Flore !

Pierre

Participants: Antoine Buntschu, Maurice Gremaud, Babeth et Michel Gremaud, Jacqueline Wehren, Mathilde Auer, Elisabeth Frossard, Noëlle Chatagny, Roland Scherly, Chantal Streich, Pierre-André Perritaz

Cours de glace Trient juin 2008

Vous trouverez les photos du cours de glace ici

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